Découvrez les scientifiques issus des Cévennes

François Boissier de Sauvages, médecin botaniste

François Boissier de Sauvages, médecin botaniste


Médecin botaniste français, né à Alès le 12 mai 1706, François Boissier de Sauvages entre à la Faculté de Médecine de Montpellier en 1722 et s’intéresse particulièrement à l’étude de la botanique. Il rédige sa thèse intitulée « dissertation medica atque ludicra de amore » (L’Amour peut-il être guéri par les plantes ?) qui lui permet d’être reçu docteur en 1726.
D’abord professeur de physiologie et de pathologie, il reçoit la chaire de botanique de la Faculté de médecine. C’est dans cette discipline qu’il s’illustre.
Boissier de Sauvages fait paraître en 1751 une méthode permettant l’identification par les feuilles (Methodus Foliorum seu Plantae Florae Monspeliensis), et publie une classification des maladies botaniques. La même année il fait paraître un travail sur la culture des mûriers, arbre essentiel à la sériciculture développée en Cévennes.
Par son ouvrage de 1771, Boissier de Sauvages est le fondateur de la nosologie, qui est elle-même la base de la classification des maladies. Il y ordonne 2 400 maladies en classes, ordres, genres et espèces conformément à la méthode des botanistes. Les travaux du botaniste alésien permettront à Samuel Hahnemann de découvrir les propriétés du quinquina qui mènera par la suite au développement de l’homéopathie.

  

Antoine Deparcieux, mathématicien

Antoine Deparcieux, mathématicien


Mathématicien français, Antoine Deparcieux est né au Clotet alors hameau de la paroisse de Peyremale, actuelle commune de Portes, le 28 octobre 1703. Cadet d’une fratrie de sept enfants, Antoine Deparcieux se retrouve à la charge de son frère aîné, Pierre, à la disparition de ses parents. Pierre décèle une intelligence précoce chez son jeune frère et l’envoi à l’école chez le prieur de Portes puis celui de St Florent. Vers l’âge de vingt ans Antoine Deparcieux quitte sa région et sa famille pour Lyon où il offre ses services au collège des Jésuites en échange de la possibilité de suivre les cours, notamment les cours de mathématiques. Son premier traité de trigonométrie est publié en 1733, mais ce n’est que treize ans plus tard, en 1746, sur demande de l’intendant des finances et des ordres de sa Majesté, qu’Antoine Deparcieux publie son plus célèbre ouvrage contenant les « tables de Mortalité ». Ces tables seront utilisées jusqu’au début du XXe siècle par les compagnies d’assurance-vie et les banques. Il devient, grâce à cet ouvrage, reconnu au-delà des frontières du Royaume et est reçu membre de l’Académie des Sciences de Paris. La même année, il commence à s’intéresser à la mécanique et l’hydraulique :  il propose un projet de détournement de l’Yvette pour alimenter la ville de Paris qui manque d’eau. Ce projet n’aboutira que plusieurs dizaines d’années après sa mort puisque le canal de l’Ourcq et l’aqueduc de la Vanne reprennent les tracés du mathématicien. En 1765, Louis XV nomme Antoine Deparcieux « Censeur Royale des livres » et le mathématicien d’origine cévenole devient un résident du Louvre. Antoine Deparcieux meurt à Paris le 2 septembre 1768 à 65 ans en léguant tous ses ouvrages à l’école de St Florent, la paroisse de son enfance.

 Vous trouverez des informations complémentaires sur ce scientifique : ici.

Jean Baptiste DUMAS, chimiste et homme politique

Jean Baptiste Dumas, chimiste et homme politique


Né à Alès en 1800, Jean-Baptiste Dumas n’a pas seize ans quand il quitte l’école après une altercation avec son professeur. Il prend alors, seul et à pied, la route de Genève, où il est engagé comme préparateur apothicaire chez Le Royer. Il y acquiert très vite une maîtrise des techniques de laboratoire qui lui vaut d’être nommé directeur. À moins de 21 ans il est reçu comme membre associé par la Société de Physique et d’Histoire Naturelle de Genève suite à l’étude portant sur l’utilisation médicale de l’iode réalisée en collaboration avec son patron. Sur recommandation d’Alexandre de Humboldt (géographe et explorateur), Jean-Baptiste Dumas quitte Genève pour Paris. Son ascension y est fulgurante, sans aucun diplôme il enseigne dans les plus grandes écoles de la capitale, Polytechnique, le Collège de France ou encore la Sorbonne lui ouvrent ainsi leurs portes. Il publie de nombreux ouvrages (livres, essais, articles) et participe à la création de l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures. Parallèlement à ses activités il est admis à l’Académie des Sciences dont il sera, à partir de 1868, le secrétaire. Engagé à partir de 1842 en politique, Jean-Baptiste Dumas doit affronter de nombreux échecs. Candidat à la députation de Poitiers puis Uzès, il tente sa chance à Alès en 1846 mais doit de nouveau affronter un échec. Ce n’est qu’à Valenciennes, trois ans plus tard, qu’il est élu, dans une ville marquée par la crise. Cette élection signe le début de la carrière politique de l’homme de sciences, il sera en effet par la suite chargé du Ministère de l’Agriculture et du Commerce, puis élu au Conseil Municipal de Paris et au Conseil Général de La Seine. En 1852, le prince-président le nommera même sénateur inamovible, Jean-Baptiste Dumas occupera cette place jusqu’à la chute de l’Empire. La ville de Paris doit à Dumas l’aménagement des réseaux d’eaux (potable et eaux usées) ainsi que l’éclairage des rues. Aujourd’hui le lycée d’Alès et le collège de Salindres portent le nom du scientifique et homme politique alésien.

Louis Leprince-Ringuet, physicien

Louis Leprince-Ringuet, physicien


Louis Leprince-Ringuet est né le 27 mars 1901 à Alès. Ce passionné de tennis, de musique et de peinture entre à l’Ecole Polytechnique en 1920 où il y devient professeur seize ans plus tard. Louis Leprince-Ringuet travaille en collaboration avec Maurice de Broglie à partir de 1929 au laboratoire de physique de rayon X. C’est ce collaborateur, qu’il qualifie de « père spirituel », qui le pousse à travailler sur la physique nucléaire. Il en fera sa spécialité. Membre de l’Académie des sciences à partir de 1949, le scientifique devient deux ans plus tard et jusqu’en 1971, Commissaire à l’Energie Atomique. Parallèlement à cette carrière scientifique, Louis Leprince-Ringuet s’essaie à l’écriture et il obtient en 1958 le prix littéraire Eve Delacroix, puis est élu membre de l’Académie Française en 1966. Son engagement en faveur de l’Europe fera de lui le président de l’Organisation française du Mouvement Européen de 1974 à 1990.
Ses passions artistiques ne l’ayant jamais quitté, il fonde en 1979 Arplastix, groupe polytechnicien de peintres et sculpteur avec Pierre Michel, et est également élu président des Jeunesses Musicales de France pendant 12 ans (1971 à 1983).

Fervent catholique, il réfléchit longuement aux relations pouvant exister entre la science et la religion, il devient d’ailleurs en 1949 président de l’Union Catholique des Scientifiques Français, puis en 1961 membre de l’Académie Pontificale des Sciences.

Louis Leprince-Ringuet est décédé le 23 décembre 2000 à l’âge de 99 ans en ayant obtenu les distinctions de Grand Officier de la Légion d’Honneur, Grand-Croix de l’Ordre National du Mérite et Commandeur des Palmes Académiques.





 

  

Louis PASTEUR, chimiste

Louis Pasteur, chimiste


Pasteur né en 1822, fut l'élève du chimiste alésien Jean Baptiste Dumas.
C'est celui-ci qui l'appela pour trouver la cause de la maladie qui dévastait les magnaneries.
Le premier séjour de Pasteur à Alès date de 1865. De 1865 à 1869, il revint à plusieurs reprises dans la capital Cévenole, seul, ou bien avec ses collaborateurs ou encore en famille. Durant quatre ans en effet, il consacra son énergie à des expérimentations laborieuses mais d'une logique irréprochable.

Il logea notamment au Pont de Gisquet et mena ses expériences dans la maison connue sous le nom de « Maison Pasteur ». Il découvrit l'existence de deux maladie microbiennes du ver à soie : la Pébrine et la Flacherie, et parvint à enrayer le fléau. Durant ces années là, Alès fut au centre des débats qui divisaient les savants par presse interposée.

L'institut Pasteur a un site internet dédié aux chercheurs.