Les Villes Porte du patrimoine Unesco

Alès

La capitale des Cévennes est aussi la ville centre d’un bassin de vie qui s’étend du Piémont aux vallées cévenoles encaissées. Place d’échanges depuis le Moyen-Age, célèbre pour ses foires, la Sous-Préfecture du Gard est aussi l’une des dernières villes du département à avoir permis le développement d’un abattoir municipal, garant du maintien d’une filière viande de proximité. Particulièrement investie dans le développement harmonieux et durable de son territoire, cette cité de plus de 42 000 habitants œuvre aussi depuis plusieurs années à l’émergence d’une filière agro-alimentaire courte et à la mise en œuvre d’une politique d’utilisation du bois local en tant que ressource énergétique. En luttant contre la prolifération non maîtrisée de la forêt, en favorisant la construction d’une cuisine centrale locale, productrice de repas à base de denrées locales pour les cantines, la Ville d’Alès joue donc pleinement son rôle d’appui au maintien de l’agropastoralisme des Cévennes. Véritable port d’embarquement pour les Cévennes, Alès et son agglomération dispose enfin d’un potentiel de près de 20 000 lits marchands pour accueillir les voyageurs en quête de grands espaces.

  • Alès

Ganges

Entre plaines languedociennes et Cévennes, au confluent de l’Hérault, de la Vis et du Rieutord la petite cité a de tous temps jouit d’une position géographique privilégiée. Ainsi, depuis la plus haute antiquité, Ganges est un lieu de passages et d’échanges, incontournable. C’est donc naturellement, que les troupeaux en transhumance, venant des plaines languedociennes plus arides, en direction des estives, sur les hauteurs de l’Aigoual, passaient en grand nombre par le village, sur la voie de cheminement principale vers les sommets. C’était à la foire de Ganges, traditionnellement, qu’étaient choisit le 14 janvier, les troupeliers qui lors de la montée à l'estive, marchaient en tête du troupeau. Aujourd’hui encore, les passages des troupeaux en transhumance dans le village, bien que plus rares, persistent. La commune s’est également développée, au fil du temps, avec les tanneries, l’industrie de la laine et du coton, les artisans drapiers, les commerçants… jusqu’à devenir au XVIIIe siècle capitale de la soie. Les bas de soie de Ganges, prisés par la haute société française s’exportait même au-delà des frontières du pays. Ville porte sud du territoire classé Ganges reste encore aujourd’hui une importante place commerciale. 

Office de Tourisme de Ganges

  • Ganges

Lodève 

Ancienne cité épiscopale, au pied du plateau du Larzac où l'élevage ovin a façonné le paysage et reste une activité importante, Lodève est devenue un centre industriel textile de première importance aux XVIIIe et XIXe siècles, grâce au parrainage du Cardinal de Fleury, 1er ministre de Louis XV, né à Lodève. De nombreux ateliers de traitement de la laine et de tissage fournissaient la majeure partie des uniformes de l'armée. Ses trésors architecturaux, reconnus par le label « Ville d'Art et d'Histoire » sont l’héritage de cette époque florissante. Ce passé glorieux trouve son prolongement en 1966 avec la création de l'Atelier National de Tapis de la Manufacture de la Savonnerie, seule annexe de la Manufacture des Gobelins. Ces tapis d'exception tissés sur des métiers de haute lice, perpétuant une technique quatre fois séculaire ont pour vocation de décorer les palais de la République et ainsi d’enrichir les collections nationales. 

Office de Tourisme de Lodève

  • Vue aérienne Lodève

Mende

Mende a construit son identité avec l’histoire de ce territoire. Au pied du mont Mimat, causse mineur émanation du causse de Sauveterre, sur les rives du Lot, entre l’Auvergne et le Languedoc, elle devient rapidement un lieu d’échanges, de foires et marchés. Les bovins, les ovins, chevaux et mulets alimentent le commerce local et international. Dépendante de l’agro-pastoralisme, la ville, jusqu’au XIXe fait commerce des draps de laine, que les mendoises filent et tissent pendant les hivers longs et rigoureux avec la laine des causses environnants. Mende, ville porte des Causses et Cévennes partage avec ce territoire, des matériaux, les ruelles médiévales sont bordées de maisons simples construites en calcaire, tuf et pans de bois et couvertes de belles toitures en lauzes de schistes du Tournel. Seule la cathédrale monumentale s’impose, elle raconte la puissance des évêques de Mende devenus au XIIesiècle, les seigneurs de ces lieux. Sa présence inscrit un peu plus la cité dans l’histoire forte et souvent douloureuse des Causses et Cévennes. 

Office de Tourisme de Mende

  • Cathédrale de Mende

Millau

Mondialement connue pour son viaduc monumental qui inscrit la ville dans une dynamique plus moderne, Millau puise pourtant sa renommée depuis le Moyen-Age dans l’histoire de l’agropastoralisme et l’élevage de brebis. C’est à Millau qu’étaient traitées et transformées les abondantes peaux de mouton et d’agneau des Causses, ce qui valut à la ville d’être considéré comme la « Capitale mondiale de la Peau et du Gant ». Le savoir-faire de la ganterie ne s’est pas perdu et la Haute Couture plébiscite aujourd’hui encore les gants de Millau. Cette activité qualitative a grandement favorisé l’obtention du label « Ville et Métiers d’Art » et aujourd’hui, nombre d’artisans proposent des visites d’ateliers, animations... A deux pas des Gorges du Tarn et du Parc Naturel Régional, Millau est également l’une des villes où l’on peut pratiquer en toute liberté ou encadré par des moniteurs nombres de sports de pleine nature (parapente, via ferrata, spéléologie, escalade, canoë kayak, randonnée pédestre et cycliste). 

Office de Tourisme de Millau

  • Viaduc de Millau

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Le film des 5 villes porte