Points d'intérêts à LE VIGAN L'Oignon Doux des Cévennes

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L'Oignon Doux des Cévennes

On ne peut parler de l'histoire de l'Oignon Doux des Cévennes, sans faire référence aux cultures emblématiques des Cévennes* que sont le châtaignier et le mûrier.

Au XVème siècle, les châtaigneraies sont très présentes dans le paysage cévenol jusqu'au milieu du XVIIème siècle. Les murettes*, construites par les hommes, commencent à façonner les reliefs. Ces aménagements permettent de stabiliser les arbres, lors de fortes pluies notamment.
Au début du XVIIIème siècle, la culture des mûriers pour la production de ver à soie se développe. C'est une culture très rentable, qui prend vite le pas sur la culture du châtaignier, atteint en 1709 par le gel. Ces agriculteurs adaptent leur environnement à cette nouvelle culture par la construction de terrasses* en pierres sèches plus grandes, augmentant ainsi la surface cultivable*, rare dans ses terrains à forte pente. Les aménagements pour amener l'eau aux cultures se concrétisent par la construction de système d'irrigations*.
A la fin du XIXème siècle, l'exode rural, les maladies sur le ver à soie, la pébrine* et les châtaigniers, l'encre* et le chancre*, laissent de nombreuses terrasses à l'abandon. Seules celles les mieux exposées sont encore cultivées.
Pour rebondir, les agriculteurs plantent, dans les années 20, des vergers de Pomme Reinette. Elles occupent les fonds de la vallée top peu propices aux cultures vivrières*. Dans les années 70, la concurrence d'autres variétés fait s'effondrer cette culture. La quasi-totalité des pommiers sont arrachés.
Parallèlement, la culture de l'Oignon Doux des Cévennes ou Raïolette, jusqu'à ce jour très confidentielle, s'impose comme la culture alternative au productivisme de l'époque.
Il en est mention pour la première fois en 1409, par une dîme* sur l'oignon. Cultivé principalement en auto-consommation, le surplus est vendu sur les marchés de Sumène, du Vigan ou de Montpellier au début du XXème siècle. Ce légume s'adapte parfaitement au climat et sa culture ne nécessite pas ou peu de mécanisation.
Fort de ce nouvel élan agricole pour re-dynamiser les Cévennes, un petit groupe d'agriculteurs va se fédérer autour d'une association "Les Faïsses" qui voit le jour en 1987. Son but est de promouvoir, protéger et développer l'Oignon Doux des Cévennes. A partir de là, tout va commencer...
Les terrasses* abandonnées, laissent place à la culture de l'oignon. De nombreux jeunes récupèrent  les terres de leurs parents, d'autres en louent, certains même en achètent. Continuant sur cet élan et pour organiser leur nouveau marché, la première structure commerciale destinée à l'Oignon Doux des Cévennes voit le jour en 1991, c'est la Coopérative Origine Cévennes*.
Pour protéger la notoriété naissance de ce produit à forte valeur ajoutée, l'Association de Défense de l'Oignon Doux des Cévennes est créée pour porter un dossier de demande en Appellation d'Origine Contrôlée* auprès de l'INAO*. Après 7 ans d'instruction, l'Oignon Doux des Cévennes est reconnu et protégé, son nom ne pourra être utilisé que par les producteurs et les conditionneurs inscrits dans la démarche. Fort de son cahier des charges, qui décrit ses caractéristiques, son terroir et sa culture (portée par le savoir-faire des hommes), il obtient son homologue Européen en 2008.
Aujourd'hui, on dénombre 120 producteurs et/ou conditionneurs*, 2 metteurs en marché*, 60 ha de terres agréées pour la culture de l'Oignon Doux des Cévennes dont plus de 40 ha sont repiqués chaque année pour une vente de plus de 1900 tonnes sous AOP. En 1991, ils étaient 28 producteurs pour 600 tonnes commercialisées....

Situation géographique :
Les contraintes paysagères et climatologiques de ce territoire ne sont pas en contradiction avec la culture de l'Oignon Doux des Cévennes. Son mode de culture (principalement effectuée à la main) et sa saisonnalité (récolte avant les pluies automnales) en font la culture typique des Cévennes Méridionales*.
Une des particularités de l'Oignon Doux des Cévennes AOP c'est qu'il est cultivé, stocké et conditionné sur une aire géographique délimitée de 32 communes au sein du département du Gard. Cette aire se limite au versant sud / sud-est du Massif de l'Aigoual, façade méditerranéenne des Cévennes Méridionales, sur des formations siliceuses* constituées par des granites* et des schistes*. Ce relief tourmenté, avec ces fortes pentes occasionnent des effets de versants* et accentuent l'érosion.
Les agriculteurs cévenols ont su s'adapter par la mise en place de terrasses, plus ou moins larges, soutenues par des murs de pierres sèches, pour augmenter leurs surfaces cultivables. C'est ainsi que cette façade des Cévennes Méridionales connait aujourd'hui cette architecture paysagère.
Le climat, de type méditerranéen  se caractérise par une sècheresse estivale et un fort ensoleillement, malgré des températures relativement froides de l'automne au printemps. L'automne est régulièrement le théâtre des fameux épisodes cévenols* où sur quelques heures ou quelques jours, des pluies, parfois diluviennes, s'abattent. Ces précipitations soudaines entraînent des glissements de terrains où se font s'écrouler les murs des terrasses. Depuis des siècles, les agriculteurs ont su travailler intelligemment des systèmes d'irrigation* et de drainage limitant l'érosion des sols.

La Culture :
Le mode de culture de l'Oignon Doux des Cévennes n'a guère changé depuis des siècles. Les semis sont réalisés du 1er janvier au 15 mars sur les parcelles les plus exposées au Sud, à une densité ne dépassant pas 1200 plants/m². Au stade 3-4 feuilles les plants sont repiqués manuellement, en plus faible densité, 80 plants/m², sur d'autres parcelles plus larges. En cours de culture, les apports en eau doivent réguliers et réalisés en faible quantité. Les nouveaux systèmes d'irrigation* et de stockage de l'eau* permettent une meilleure gestion des apports. L'irrigation* s'arrête lorsque la tombaison* commence (juillet). 90 jours après le repiquage, entre août et septembre, les oignons sont récoltés à la main lorsque au moins 50 % des fanes sont tombées. Mis en caisse, il n'est pas rare de les laisser sur la parcelle durant quelques jours pour qu'ils commencent à sécher à l'abri du soleil. Ils sont transférés ensuite soit en séchoir*, soit dans un local de conservation, sec et aéré et/ou en chambre froide*.
Avant leur conditionnement final, les oignons sont préparés : les racines sont coupées, les tuniques* extérieures abîmées ou se détachant toutes seules sont ôtées. La tige doit être sèche au touché. L'oignon doit avoir un aspect lisse et brillant.
L'AOP Oignon Doux des Cévennes est conditionné soit en carton de 12 kg maximum ou en filet de 5 kg maximum. La traçabilité est un point important. Les oignons peuvent être donc suivi de la parcelle de repiquage au destinataire final grâce à un numéro d'identification propre, indiqué sur l'étiquette de commercialisation. Le logo communautaire* y apparait toujours également.

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