Géographie et paysages

Un gigantesque amphithéâtre de terrasses

À la pente naturelle on a substitué des empilements continus de terrasses, bancels ou faisses, depuis le fond de la vallée jusqu'au sommet du serre. Ce gigantesque ouvrage a souvent nécessité le transport des pierres et surtout de la terre, à dos d'homme, au moyen de grands paniers appelés terrairaus, aussi utilisés pour apporter le fumier et rentrer les récoltes. 

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Le paradoxe de l'eau tantôt rare, tantôt surabondante

Le climat méditerranéen des Cévennes se caractérise par des périodes de sécheresse estivale auxquelles succèdent des précipitations diluviennes provoquant un ravinement fort dévastateur et des débordements aussi subits que violents. L'homme a dû, par des aménagements hydrauliques structurant l'ensemble du territoire dans un maillage très serré, à la fois se protéger de cette eau destructrice et la capter, la stocker et la conduire pour assurer ses besoins.

Le climat des Cévennes devient aussi progressivement montagnard en fonction de l'altitude. Il se caractérise par de fortes précipitations en automne et une sécheresse estivale parfois importante. Les Cévennes sont le théâtre des épisodes cévenols ou effet cévenol. Il s'agit de forts cumuls de précipitations accompagnés d'orages très localisés parfois stationnaires. Ces épisodes peuvent durer de quelques heures à quelques jours. Ils sont principalement dus à la rencontre entre l'air froid venant de l'océan Atlantique touchant par l'ouest les sommets des Cévennes et l'air chaud et humide du sud remontant de la mer Méditerranée. En hiver, les chutes de neige peuvent y être très importantes, plus d'un mètre en 24 heures.